21 novembre 2011

A Ouessant (dans les choux)

A Ouessant (dans les choux)
A Ouessant (dans les choux)
Scénariste : Nicoby
Dessinateur : Nicoby
Genre : Roman graphique
Editeur : 6 pieds sous terre
Collection : Monotrème [MINI]
Planches : 46

Résumé :

Contacté pour une résidence artistique sur l’île d’Ouessant, dans le cadre du Festival de Penmar’ch, Nicoby voit là une belle occasion de prendre un peu de recul par rapport à son quotidien. Pour convaincre sa tendre moitié d'acquiescer sans réserve, il propose de profiter de cet isolement temporaire, loin des tentations caloriques, pour entamer un régime. Joindre l’utile à l’agréable en quelque sorte. C’est décidé, ce sera ermitage au sémaphore d’Ouessant et soupe au chou pendant 15 jours.

Mon avis : 

Dans cette BD, Nicoby nous relate son séjour sur l’île d’Ouessant suite à une invitation à résidence.
Il se sert de ce séjour dépaysant comme excuse et en profite pour faire une cure de légumes et manger de la soupe aux choux à tous les repas.

Il déambule sur cette île, que ce soit à pied ou à vélo, pour découvrir ces paysages escarpés et la gastronomie locale. Il va aussi croiser la faune locale ainsi que de bien curieux personnages (enfin, surtout un) tout au long de ces 15 jours de résidence au sémaphore.

Dans le récit, Nicoby arrive à bien faire passer ses ressentis. Tout au long des ces déambulations solitaires, on a l’impression de se promener avec lui et de vivre les anecdotes qu’il nous raconte.

Nicoby dresse un beau portrait de l’île tout en s’en moquant un peu. C’est cela, lié à ses anecdotes, qui font que l’on garde le sourire durant la lecture et même après.

20 novembre 2011

Un Pied au Paradis

Un Pied au Paradis
Ron Rash

Genre : Policier // 316 pages
Traducteur : Isabelle Reinharez

4ème de couverture :
  
Oconee, comté rural des Appalaches du sud, début des années 1950.
Une ancienne terre cherokee, en passe d’être à jamais enlevée à ses habitants : la compagnie d’électricité Carolina Power rachète peu à peu tous les terrains de la vallée afin de construire une retenue d’eau, immense lac qui va recouvrir fermes et champs. Holland Winchester est mort, sa mère en est sûre, qui ne l’a pas vu revenir à midi, mais a entendu  le coup de feu chez le voisin. Ce drame de la jalousie et de la vengeance, noir et intense, prend la forme d’un récit à cinq voix : le sheriff Alexander, le voisin, sa femme, leur fils et l’adjoint.
Devant un texte aussi puissant et singulier, on pense à Larry Brown et Cormac McCarthy, voire Giono. Pas mois.


Mon avis : 

L’histoire se déroule dans les années 1950, quelque part à la frontière entre la Caroline du Nord et la Caroline du Sud. Une terre qui fut enlevée aux Cherokee et qui bientôt sera submergée par les eaux suite à la construction d’un barrage par une compagnie d’électricité.

C’est dans ce lieu aride où la culture de la terre est rendue éprouvante par les conditions météorologiques que le shérif Alexander enquête sur la disparition de Holland Winchester.

Ce pied au paradis est un drame raconté à cinq voix, par le shérif, son adjoint et trois des protagonistes.  Les points de vue se complètent pour former un ensemble cohérent plus vaste que cette histoire de meurtre. En effet, dès le début, il y a de très fortes présomptions sur un des personnages mais ce n’est pas le simple récit d’une enquête policière mais bien l’exploration d’un drame social que vit le lecteur. Il y découvre une ode à cette terre où l'on y devine l'âme de toute une région avec ses coutumes, ses croyances et ses superstitions.

Les voix de chacun des personnages sont réalistes, fortes, attachantes et émouvantes.
Il est beaucoup question de terre, de traditions et de dévouement à ces terres difficiles et magnifiques.
L’histoire est très bien rendue par l’écriture et par l’utilisation d’une langue qui représente ce parler rural. Ron Rash raconte les histoires de gens dont on ne parle jamais, qui ne sont jamais les héros de rien sinon de leur vie, et de les rendre passionnantes et émouvantes.

Une belle découverte. 

18 novembre 2011

Le Passager

Le Passager
Jean-Christophe Grangé

Genre : Thriller // 749 pages

4ème de couverture :


Je suis l’ombre.
Je suis la proie.
Je suis le tueur.
Je suis la  cible.

Pour m’en sortir, une seule option : fuir l’autre.
Mais ci l’autre est moi-même ?...


Mon avis :

Un homme amnésique est soupçonné d'avoir participé à une série de crimes atypiques dont la mise en scène est inspirée par la mythologie. 
Poursuivi par la police et par de mystérieux individus, le fugitif part à la recherche de son passé et de la vérité.


Encore une fois, Jean-Christophe Grangé nous emmène dans les méandres de la folie humaine mais cette fois-ci en montrant le visage de la détresse humaine, de la pauvreté et de la complexité de la psychologie humaine en abordant les thèmes de la fugue psychique ou encore la théorie de la synchronicité de Jung.

Grangé a un talent indéniable pour captiver le lecteur : les coups de théâtre et les fausse pistes se succèdent, à un rythme soutenu et tiennent le lecteur en haleine ; ce qui fait que l’on entre vite dans se livre et qu’une fois commencé on ne le repose qu’une fois terminé.

A son habitude, et sa formation de journaliste aidant, on sent que Grangé s’est investit dans l’étude des lieux et des modes de société pour s'en imprégner et les retranscrire.

Par ailleurs, pour apprécier au mieux ce livre, il faut passer outre les quelques invraisemblances qui ponctuent le récit. Ainsi, on pourra apprécier  à sa juste valeur cette enquête criminelle doublée d'une longue quête d'identité. 

17 novembre 2011

La Délicatesse

La délicatesse
David Foenkinos

Genre : Contemporain // 210 pages

4ème de couverture :

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaux esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
- Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie.
Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité. »

Mon avis : 

C’est l’histoire de Nathalie, une femme à la beauté fascinante, qui perd l’amour de sa vie dans un accident tragique.
Nathalie devra alors surmonter cette épreuve et tenter de se reconstruire et, pourquoi pas de nouveau rencontrer l'amour ? Et comme toujours dans les contes, l'amour n'est jamais là où on l‘attend et il ne faut pas se fier aux apparences.

Ce roman a été pour moi un réel enchantement. La plume de David Foenkinos est légère, fine, raffinée, pleine de sensibilité et d’humour. L'histoire est simple mais très belle.
C'est un hommage à toutes les personnes qui sont dans l'ombre, qu'on ne remarque pas et qui, pourtant, sont celles sur lesquelles on peut compter dans les moments les plus difficiles.

L’auteur a un style assez empirique avec des chapitres courts, il fait ses propres annotations. De plus, de multiples intermèdes (commentaires, listes, définitions...) ponctuent le récit et insufflent une légèreté au récit.

En résumé, un excellent roman ; pas un chef d'œuvre, mais d'un joli petit livre qui ponctue mes plaisirs de lecteur.

16 novembre 2011

Quand souffle le vent du nord

Quand souffle le vent du nord
Daniel Glattauer

Genre : Contemporain // 348 pages
Traducteur : Anne-Sophie Aglaret

4ème de couverture :


Un homme et une femme.
Ils ne se connaissent pas mais échangent des mails. Jusqu’à devenir accros. Jusqu’à ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre, sans se rencontrer pour autant…
Savoureuse et captivante, cette comédie des mœurs explore avec finesse et humour la naissance du sentiment amoureux.

Mon avis : 
  
Une femme envoie par erreur un e-mail de résiliation à un magazine à un inconnu. S'ensuit alors un échange de mails entre ces deux personnes, qui construisent malgré eux une histoire d'amour virtuelle.

L'auteur a su à retranscrire l'univers des relations par internet ; il réussit à nous tenir en haleine et à nous faire aimer ces deux personnes. Mais je trouve qu’il joue trop avec la ficelle du on se voit – on se voit pas trop longtemps si bien que la fin du roman s'essouffle quelque peu.

C'est simple, facile à lire. On passe un bon moment et on ne se prend pas la tête.

15 novembre 2011

Faux Rêveur

Faux Rêveur
Anthologie dirigée par Peter Crowther

Genre : Merveilleux  // 422 pages
Traducteurs : Collectif

4ème de couverture :

Vous partez pour un voyage d’une puissance onirique à couper le souffle ! Il vous transportera à travers les lieux les plus insolites de notre planète et bien au-delà.
Contemplez les forêts tombées du ciel au milieu des déserts de l’Afrique. Suivez Andy Warhol à la tête des vampires de Brooklyn. Mais prenez aussi le temps de vous arrêtez à Leningrad durant l’hiver 1942. Il s’y passe des choses effrayantes.
Et si cela ne vous suffit pas, découvre pourquoi les extraterrestres enlèvent les Terriens, ou comment une enquête criminelle peut durer deux cents ans.
Ou peut-être préférez-vous explorez un nouvel univers à l’échelle d’une molécule ?
Ici le rêve est si tangible que vous pourriez bien y croire.

Mon avis : 

Cette anthologie réunit les textes de deux anthologies britanniques consacrées l’une à la science-fiction (Futures) et l’autre au fantastique (Foursight). Elle bénéficie d'un « casting » impressionnant : huit auteurs parmi les plus grands noms de l'Imaginaire contemporain composent le sommaire de ce recueil.


1.     Tendeléo Ian McDonald
2.     L’histoire en marche – Paul J. McAuley
3.     L’autre moitié de ma vie – James Lovegrove
4.     Poussière du réel – Stephen Baxter
5.     Les nuits de Leningrad – Graham Joyce
6.     Andy Warhol’s Dracula – Kim Newman
7.     Vaccinator – Michael Marshall
8.     En regardant pousser les arbres – Peter F. Hamilton



Je ne vais pas vous raconter ce qui se passe dans chacune de ces novellas mais il faut savoir qu’elles sont toutes d’excellente qualité et ont de quoi réjouir les lecteurs chacune à leur façon.
A ceux qui s'inquièteraient éventuellement du mélange SF et fantastique, je leur dit ne soyez pas surpris et dégustez ces nouvelles sans attendre. En effet, l’unité du recueil ne pâtit pas de cette alternance de SF et de fantastique, de sujets graves et d’autres plus légers, de légèreté et de complexité.

Au final, Faux rêveur est une très bonne anthologie et réunit, à mon sens, un texte agréable, deux bons textes, trois remarquables récits et deux chefs d'œuvre. 

14 novembre 2011

Disparition d’une femme : l’affaire Viguier

Disparition d’une femme : l’affaire Viguier
Stéphane Durand-Souffland

Genre : Policier  // 228 pages

4ème de couverture :

Le 27 février 2000, Suzanne Viguier disparaît. Et si c’était un meurtre ?
Les soupçons de la police se portent rapidement sur son mari, professeur agrégé de droit public à Toulouse. Il sera jugé à deux reprises en cour d’assises, en 2009 et 2010. En réalité, Jacques Viguier est jugé non tant pour les faits qui lui étaient reprochés qu’en fonction de sa personnalité. Sa conduite totalement erratique pendant les journées qui ont suivi la disparition de sa femme, son obstination, ses silences font de lui un personnage déconcertant. Ce professeur brillant se montre, dans la vie quotidienne, terne et comme embarrassé de lui-même. Un handicap qui va jouer contre lui lors de l’enquête : face à des policiers acharnés à prouver sa culpabilité, Viguier accumule faux pas et maladresse.
Acquitté une première fois à Toulouse, Jacques Vigier doit se présenter une seconde fois devant la justice à Albi. Duels d’avocats, témoins incohérents, manœuvres policières, exagération médiatiques, Stéphane Durand-Souffland excelle à décrire la dramaturgie de ce procès riche en coup de théâtre, et démonte les rouages d’une machine judiciaire qui n’est rien moins infaillible.
Onze ans après les fait, Suzanne Viguier n’a toujours pas reparu.


Mon avis : 

Il arrive qu'un ouvrage de non-fiction soit tellement captivant qu’il se place à la hauteur d’un très bon roman noir. C’est le cas de cet ouvrage de Stéphane Durand-Souffland.

Il livre ici l’affaire Viguier qu’il a suivi comme chroniqueur judiciaire pour Le Figaro. Au travers de ce passionnant récit, Stéphane Durand-Souffland nous montre tous les rouages de cette institution, l’art de la joute orale ainsi que le regard qu'il porte sur le fonctionnement de la police judiciaire et de la justice d'assises,

Stéphane Durand-Souffland possède un sens aiguisé de l’observation qui fait que son récit se lit comme un film. Ainsi, le lecteur se sent proche de l’intrigue et a l’impression d’être assis au premier rang des assises et d’assister aux procès au milieu de cette formidable galerie de portraits que dépeints l’auteur.

11 novembre 2011

Cent Ans de Solitude

Cent ans de solitude
Gabriel Garcia Marquez

Genre : Littérature  // 462 pages
Traducteur : Claude et Carmen Durand

4ème de couverture :


Une épopée vaste et multiple, un mythe haut en couleur plein de rêve et de réel. Histoire à la fois minutieuse et délirante d'une dynastie : la fondation, par l'ancêtre, d'un village sud-américain isolé du reste du monde ; les grandes heures marquées par la magie et l'alchimie ; la décadence ; le déluge et la mort des animaux. Ce roman proliférant, merveilleux et doré comme une enluminure, est à sa façon un Quichotte sud-américain : même sens de la parodie, même rage d'écrire, même fête cyclique des soleils et des mots. Cent ans de solitude compte parmi les chefs-d'oeuvre de la littérature mondiale du XXe siècle.

Mon avis : 

Présenté comme un chef d'œuvre, je n'ai, pour ma part, pas trouvé ce qui fait de ce livre un des plus grands livres sud-américain.

La famille Buendia a fondé le village de Macondo. Un village perdu qui se transforme au fil des années alors qu’au sein de la famille Buendia le destin de chaque membre de la famille semble se répéter à chaque génération quelque soit les évènements qui viennent frapper le village et les Buendia.

A travers ce livre on peut entrevoir que l’auteur cherche à nous raconter l’histoire de la construction de son pays  et par extension du continent sud-américain à la fois sur le plan historique (guerres civiles, révolutions, fléaux,…) et sur le plan de la civilisation (une famille qui devient village, implantation d’autres peuples, invasion de l’industrialisation américaine).

L'histoire est intéressante mais la multiplication des personnages portant les mêmes prénoms, avec un destin et des traits de personnalité similaires  ne facilite pas la lecture.
Il faut se souvenir de tous ces personnages. On arrête pas de tourner en rond lors de la lecture tant et si bien qu'on ne sait plus qui est qui jusqu'à la délivrance du mot fin.

Après tout ce qui a été dit sur ce livre, je m'attendais vraiment à un chef d'œuvre, c'est peut-être à cause de cela que j'ai été déçu. Ce roman est sans doute riche d’enseignements mais je n'ai pas accroché et suis totalement passé à côté de cette tentative de allégorie de l'humanité.

Hypothermie

Hypothermie
Arnaldur Indridason

Genre : Policier  // 352 pages
Traducteur : Eric Boury

4ème de couverture :


Au bout de la corde bleutée, le cadavre de Maria. Un suicide ? Erlendur n’y croit pas.
Il rouvre le dossier. La vie de la jeune femme est un théâtre d’ombres : médiums, insomnies glacées, terreurs nocturnes, les morts vivaient à ses côtés. Quand elle était enfant, son père s’est noyé sous ses yeux. En Islande, on murmure que les secrets les mieux gardés demeurent au fond des lacs…


Mon avis : 

Dans cette nouvelle enquête qui commence par la découverte d'une femme pendue dans son chalet d'été, le commissaire Erlendur se lance dans une enquête non officielle qui l’entrainera dans le surnaturel.
Comme d’habitude, cette enquête est un prétexte à un voyage dans le passé d'où Erlendur aime exhumer des disparitions oubliées et tragiques ; qu’elles soient liées à ses enquêtes ou à sa propre vie.

C'est sans doute le roman d’Indridason dans lequel où l'on se sent au plus près d’ Erlendur puisque l’enquête n’est menée que par lui et ses habituels collègues ne font que de courtes apparitions.

Ce nouvel opus des aventures du commissaire Erlendur est un roman d’atmosphère dans lequel on retrouve la solitude de ces personnages ainsi que la noirceur des hommes mêlés à la dure et glaciale Islande.

Je me jette à chaque fois sur les aventures d’Erlendur et l’écriture très réaliste d’Indridason. Je ne suis jamais déçu et attend la prochaine avec impatience.

7 novembre 2011

Le vieux qui lisait des romans d'amours

Le vieux qui lisait des romans d’amour
Luis Sepulveda

Genre : Littérature  // 128 pages
Traducteur : François Masparao

4ème de couverture :


Antonio José Bolivar connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d’El Idilio les accusent à tort du meurtre d’un chasseur blanc, le vieil homme se révolte. Obligé de quitter ses romans d’amour ? seule échappatoire à la barbarie des hommes ? pour chasser le vrai coupable, une panthère majestueuse, il replonge dans le charme hypnotique de la forêt.

 Mon avis : 

Une lecture qui nous plonge en plein cœur de l’Amazonie équatorienne et qui conte la vie d’ Antonio José Bolivar, qui vit à l’écart des autres colons (suite à sa vie parmi les indiens Shuars). Il vit de la chasse et de la lecture des romans d’amour jusqu’au jour où un ocelot attaque le village. La chasse va alors commencer.

Ce texte très court, au style fluide, simple et sans fioriture délivre un message d’amour : amour de la nature, des animaux et des traditions respectant la nature.

Luis Sepulveda, nous livre un beau texte plein d’humanité